Original, technique, efficace… Il suffit d’une bombe et d’un fatcap à Soviet pour faire toute la différence. Sa spécialité : le tag à toutes les sauces.

Rencontre avec le maître-tagueur pour une petite leçon de handstyle.

Depuis combien de temps peins-tu ?

Ça fait bientôt vingt ans. J’ai toujours aimé le Graffiti, alors je me suis dit que j’allais essayer.

Pourquoi ne faire que des tags ?

Il y a quelques années, j’ai commencé à me balader juste avec quelques bombes pour tester des handstyles différents. A ce moment là, j’étais saoulé de passer des heures, voire des journées entières à peindre des murs. Ça m’a fait beaucoup de bien de ne faire que des tags.

Quelle est ta recette pour avoir un style unique et original ?

Je ne sais pas vraiment. J’essaie toujours de faire des choses différentes pour que ce ne soit pas trop répétitif.

As-tu une idée en tête avant de taguer ou c’est l’improvisation totale ?

La plupart de mes tags sont fait en impro, mais de temps en temps je m’entraine sur papier et je prévois d’en faire certains. En répétant un tag plusieurs fois, je l’améliore, j’ajoute ou je retire des choses, je le déforme.

Y a-t-il d’autres graffeurs qui bossent leur calligraphie à ce point là dans ta ville ?

Quelques-uns, mais pas vraiment beaucoup.

Des sources d’inspiration ?

Je m’inspire de tout ce qui m’entoure : l’art, le design, la publicité, la bande-dessinée, la musique, les films… Dans le graffiti, c’est les NSF et les gens que j’ai pu rencontrer grâce à eux. Au fil des années, le crew a développé et transmis de très beaux handstyles.

Pour paraphraser Acne (RIP) :

« Si tu ne peux pas faire un tag convenable, pourquoi faire du Graffiti ? »

Je me suis toujours intéressé aux styles de Philadelphie, New York, Baltimore, San Francisco, Washington, Los Angeles. Dans chacune de ces villes, les styles sont bien particuliers, il y a une tradition qui se perpétue depuis des dizaines d’années.

Pour taguer, si tu devais choisir un seul outil pour le restant de tes jours, ce serait lequel ?

Peut-être une Krylon avec un fatcap new-yorkais… parce que ça sent bon.

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